Cet hiver, j’ai vécu un moment extraordinaire : j’ai volé ! Je ne suis pas la première, me direz-vous, à avoir expérimenter la sensation de vol, sans me jeter du haut d’un avion en parachute, mais en me mettant en mouvement dans un tube de plexiglas contenant une soufflerie géante. Il n’y avait pas le bleu du ciel, mais qu’importe, quelle sensation incroyable, j’ai enfin compris l’obstination d’Icare…

Pourquoi cette anecdote ? Parce que pour y arriver, il a fallu que je change, et avec le recul, les différentes étapes qui m’ont permis de me lancer ont illustré parfaitement un concept important en posture de coach : Permission, Protection, Puissance.

1. Donner la permission

L’idée est venue de mon fils aîné, habitué aux expériences fortes. Voilà un beau défi pour la fin de l’année : me permettre de m’envoler, moi qui déteste l’avion et m’éloigner du plancher des vaches. Tranquillement, à plusieurs reprises, il a laissé l’idée germer et faire son chemin, pour me donner la conscience de ce que j’avais envie de faire, mais que je ne m’autorisais pas. J’ai ainsi pris le temps de lever différents blocages, plus ou moins objectifs. Je commençais à me dire « Oui, c’est possible ».

2. Offrir une protection

Ensuite, portée par l’enthousiasme de réussir, sans risquer de faire des orphelins, j’ai comme « effacé » tout ce qui pourrait m’empêcher de réaliser l’expérience. Et voilà mon « coach » qui me ramène à la raison, et me fait prendre conscience de ce qui pourrait « mal se passer » à la dernière minute. Il m’a ainsi donné des informations sur les conséquences négatives de ce que je projetais de faire. Cela m’a permis d’admettre de possibles « reculs en dernière minute », de revérifier les sécurités proposées (lieu, matériel, durée, conditions médicales). Bref, de me préparer en conscience, me sentant protégée en travaillant sur « Et si… »

3. Mettre en puissance

Le jour même, la peur bien familière est quand même revenue s’inviter, en visionnant les instructions de sécurité, en enfilant la tenue, et surtout en voyant les autres participants voler sous nos yeux. Il faut se jeter, d’accord, mais… vraiment ? Tout au long de notre séance, mon fils a multiplié les messages d’encouragement, avec une fermeté inébranlable, en me faisant passer la première. Le coach présent a repris aussi tout le processus, en alliant sécurité, humour et obligation de se lancer.

Lors du deuxième passage, nous pouvions choisir de « voler tranquillement » ou nous « envoler avec le coach ». J’avais choisi l’option tranquille. Le coach, d’un clin d’œil et d’une invitation non verbale à oser, m’a poussé en moins d’une seconde à voler tout en haut, en cercle. Il m’a permis, en bousculant mon cadre de référence et en dépassant mes croyances limitantes, de vivre une expérience bien au-delà de ce que je pensais faire.

Que ces trois étapes vous inspirent si vous souhaitez emmener vos équipes vers un ailleurs, ou les inviter à surmonter quelques obstacles.